L'école pour guérir de la mendicité

EDUCATION Des enfants roms bientôt scolarisés à Lille et Villeneuve-d'Ascq...

ALille, Gilles Durand

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Façade du ministère de l'Education nationale, à Paris, en 2003. 
Façade du ministère de l'Education nationale, à Paris, en 2003.  — KROD/WPA/SIPA

Eduquer pour éviter la mendicité. La semaine dernière, La Voix du Nord évoquait l'arrestation à Lille d'une dizaine de Roms soupçonnés d'exploitation de mineurs à la mendicité. Un problème préoccupant pour le tribunal de Lille. Un phénomène assez habituel d'après la police. Les arrêter n'est en aucun cas la bonne solution, selon Patrick Vigneau, directeur de l'association Areas qui s'occupe des gens du voyage et des Roms. «La répression ne sert à rien, il faut faire de la prévention, notamment en scolarisant les enfants, précise-t-il. Or, avec des familles constamment expulsées des aires d'accueil car elles ne sont pas françaises, difficile de travailler sur le long terme.»

 

Projets de scolarisation en métropole

 

Pourtant, Lille et Villeneuve-d'Ascq ont engagé un partenariat avec l'Areas pour faciliter la scolarisation des petits Roms. A Lille, une éducatrice est chargée depuis le début de l'année de mettre en place un protocole d'accueil dans différentes écoles de la ville. Les premières rentrées scolaires sont prévues en septembre.

De son côté, Villeneuve-d'Ascq n'attend plus que le feu vert de l'Etat (d'ici une à deux semaines) pour mettre en place un projet similaire. «Entre trente et quarante enfants sont concernés par ce programme baptisé “Ando scola”*», explique la mairie.  A Roubaix, où cinq familles roms sont logées depuis trois mois, la scolarisation des enfants sera au menu du conseil municipal de ce soir. Et Tourcoing s'est portée candidate auprès de la communauté urbaine de Lille pour accueillir une dizaine de logements.


* Vers l'école, en langue rom.