quand les partis négocient le virage energétique

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Une prise de conscience des problèmes énergétiques, mais sans projet cohérent. Le constat est dressé par l'association Virage Energie, qui a évalué les différents programmes politiques concernant l'énergie*. A la manière de Nicolas Hulot, lors des présidentielles. « Les partis ne sont pas toujours très clairs sur les objectifs et encore moins précis sur les actions », résume Gildas Le Saux, président régional de Virage Energie. Et de citer quelques exemples : « La majorité présidentielle et Europe Ecologie évoquent la construction d'écoquartiers, sans préciser leur nature exacte. » Il y a aussi les incohérences. La majorité présidentielle, par exemple, veut créer de grands projets routiers incompatibles avec le Grenelle de l'environnement.

Pas de volonté de substitution
L'association regrette surtout qu'aucun parti n'appelle à modérer la consommation d'énergie. « On se demande s'il existe un véritable désir de substitution, affirme Gildas Le Saux. Tous les programmes évoquent les énergies renouvelables, mais le PS et la majorité présidentielle semblent aller dans le sens d'un rajout aux énergies fossiles. » Autre regret, l'absence de position contre le nucléaire, sauf chez Europe Ecologie.
Quant au projet du Front national (qui, par principe, n'est pas évalué par Virage Energie), il soutient aussi les énergies renouvelables. Un poil hypocrite quand il accepte l'énergie nucléaire mais refuse l'enfouissement des déchets dans la région.G. D.