Les facs nordistes sont prêtes à s'allier

Olivier Aballain

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A la clé, un capital d'un milliard d'euros.
A la clé, un capital d'un milliard d'euros. — O. Touron / 20 Minutes

Du pain sur la planche. Après le demi-succès du plan Campus, les universités nordistes ont changé de braquet pour profiter du grand emprunt. Objectif : faire partie des cinq à dix « campus d'excellence » appelés par Nicolas Sarkozy à figurer parmi les « meilleures universités du monde ». Le Pôle régional d'enseignement supérieur (Pres) a fait acte de candidature dès l'annonce du dispositif, en décembre. Les dossiers doivent être prêts cet été.

Un long chemin à parcourir
En 2008, les trois universités lilloises ont mis des mois à finaliser leur coopération dans le cadre du plan Campus. Que peut-on espérer d'ici à juillet, à l'échelle de toute la région ? Le président de l'Université du littoral Côte d'Opale (UlCo) a mis les pieds dans le plat début mars : « Il faut un regroupement général. » Mais contrairement à 2008, l'idée a fait son chemin, y compris chez les politiques. Ainsi pour Olivier Henno, tête de liste MoDem aux régionales, « c'est un problème de crédibilité, quand on fait face à Shanghaï ». Reste à savoir comment sera gouverné un tel ensemble. « Il faudra être inventif, prévient Laurent Pasquier, de l'Université catholique de Lille. Nous sommes une association, il y a des écoles, des structures publiques... » A l'UlCo on prévient : « Personne ne pourra revendiquer la première place dans tous les domaines. Il faudra choisir des pôles d'excellence. » L'énoncé est compris, reste à rendre la copie.

Le grand Emprunt pour les facs

L'enveloppe globale attribuée aux campus d'excellence dans le cadre du grand emprunt se monte à 7,7 milliards d'euros. Chaque campus retenu recevrait un capital d'un milliard d'euros, qu'il devrait placer. Les revenus du placement seront utilisés comme ressource supplémentaire chaque année. La sélection des campus interviendra à la fin 2010.