L'ivresse étudiante montrée du doigt

Gilles Durand

— 

La vie nocturne ne fait pas que des heureux dans certains quartiers lillois.
La vie nocturne ne fait pas que des heureux dans certains quartiers lillois. — O. TOURON / 20 MINUTES

Vidéosurveillance ou vidéoprotection ? Derrière les mots se glissent les convictions. Christian Decocq, leader (UMP) de l'opposition à la mairie de Lille, ne cache pas les siennes sur le sujet et réclame toujours l'installation de caméras dans les rues des quartiers Vauban et Masséna-Solférino. « Depuis quelques temps, les troubles de la vie nocturne ont atteint un niveau insupportable dans ces quartiers. Or, Martine Aubry et la municipalité continuent de minimiser le problème », tonne Christian Decocq, bien décidé à sillonner les quartiers concernés pour faire signer une pétition.

Exclure les étudiants responsables
En cause, les actes de vandalisme qui se multiplieraient dans ces quartiers à cause d'étudiants en état d'ivresse. « Si la Catho décidait d'exclure les étudiants responsables, ça permettrait peut-être de calmer les esprits  », propose même Christian Decocq.
La semaine dernière, dans Nord Eclair, la commissaire de Lille confirmait les plaintes régulières des riverains. Mais impossible de savoir si, depuis quelques années, le phénomène a pris de l'ampleur. Contactée, la police n'a pas pu nous fournir de chiffres. Quant à la vidéosurveillance, elle a effectivement prouvé son efficacité pour résoudre quelques affaires dans le métro.