Des occasions Pour que les lensois l'ouvrent

Gabriel Thierry

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Une centaine de voisins ont pu découvrir les projets du Louvre et discuter du chantier.
Une centaine de voisins ont pu découvrir les projets du Louvre et discuter du chantier. — E. Delpierre / 20 Minutes

De sa fenêtre, il voit tous les jours défiler les allers et retours ininterrompus des camions sur le chantier. « Ils aplanissent, ils dament », observe Robert, 65 ans. Retraité des mines, ce riverain du futur musée du Louvre-Lens se passionne pour l'entreprise. Mais surtout pour les travaux. Il n'avait pourtant jamais osé franchir les portes de la maison du projet. Car le futur musée impressionne, à Lens. Une crémaillère était organisée, vendredi soir, pour aider les riverains à s'approprier le projet.

Un tournant dans la ville
Une quinzaine de salariés ,qui travaillent déjà sur place, les guident entre les maquettes et les panneaux, esquissant les grandes lignes du projet. Ils sont plus d'une centaine de riverains à avoir répondu à l'invitation, sur les deux mille foyers invités. Pas exactement une première : deux « cafés des voisins » ont déjà été organisés. La crémaillère, c'est la même chose, le verre de l'amitié en plus. Dans la foule, il y a des fans, comme Chantal, 56 ans : « C'est un tournant pour la ville. On adore le foot, mais il manquait quelque chose ». Pas très loin, Alfred, 78 ans, a profité de l'invitation pour discuter le bout de gras avec quatre copines. « On n'a pas l'occasion d'aller souvent à Paris, regrette l'une d'entre elles. Et pour voir des expos, il faut aller sur Lille, Arras. » Pour l'instant, le buffet est pris d'assaut, surveillé par trois mamies, confortablement installées sur leurs chaises, cannes sur le côté. Entre les groupes de personnes âgées, Nadine, une jeune institutrice, semble un peu perdue. Elle avait invité des parents d'élèves, mais ils lui ont fait faux bond. Il reste encore deux ans au Louvre-Lens pour convaincre les timides.O. A.