L'air du métro passé au peigne fin

Olivier Aballain

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Non, ça ne sent pas mauvais dans le métro lillois. Mais pour en être sûr, Transpole et la communauté urbaine ont relancé, le 14 janvier dernier, pour dix semaines, une campagne de mesures de la qualité de l'air dans la station Lille-Flandres. Les appareils avaient déjà été installés lors d'une campagne de mesures en 2007 et 2008. « Mais la station, qui est la plus fréquentée du réseau, était alors en pleine rénovation », explique Nicolas Gerber, responsable environnement chez Transpole.

Impossible, dès lors, d'évaluer avec fiabilité le taux de poussières dans l'air. Or, c'était justement le polluant le plus remarqué en 2008 à la station République. Atmo, l'organisme en charge des analyses, avait noté que la plupart des polluants (monoxyde de carbone, NOx, SO2...) étaient présents en concentration « généralement faible ». Mais pour les poussières (issues des freinages ou des motrices diesel circulant pour l'entretien du réseau), les valeurs relevées à République étaient « supérieures aux limites recommandées par le Conseil supérieur d'hygiène publique ». Pas de panique : les valeurs sont identiques dans le métro parisien. Et aucune réglementation n'existe en la matière. « Mais Transpole a tenu compte des résultats en commençant à remplacer une partie de son matériel », assure Atmo. W