Négociations et fatalisme

Gilles Durand

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175 postes devraientêtre supprimés.
175 postes devraientêtre supprimés. — E. DELPIERRE / 20 MINUTES

« On ne revient pas sur l'accord trouvé la semaine dernière ». La direction de Diramode-Pimkie se montre intransigeante. Le comité central d'entreprise, qui se réunissait hier, espérait encore sauver une trentaine emplois sur les 175 suppressions prévues par le plan social. Peine perdue. « Nous avions pourtant des arguments », souligne Valérie Pringuez, déléguée CGT. Au coeur des débats, le rapport du cabinet Syndex, mandaté par les syndicats. La proposition alternative se fondait sur deux hypothèses : une augmentation des volumes de production de 5 % et du chiffre d'affaires du site Web de 50 %. « Si l'entreprise n'imagine pas une augmentation de ses résultats, c'est à désespérer », note Valérie Pringuez.

Nouvelle étape aujourd'hui avec la poursuite des négociations sur la mise en place du plan social. Et notamment le volet reclassement, sur lequel les syndicats sont toujours insatisfaits. Mais dans les entrepôts, c'est la fatalité qui gagne du terrain. Pour preuve, le jour même de la reprise du travail, une centaine de personnes avaient déjà fait part de leur volonté de quitter l'entreprise. « A ce jour, on compte déjà 115 demandes de départs volontaires, dont 95 dans les entrepôts. Et il y en aura bien d'autres », souligne Fabrice Dekyndt, délégué CFDT.

A ce rythme, la direction n'aura même plus besoin de licencier. « Il n'y a plus aucune confiance entre les salariés et la direction. Ces dix-sept jours de grève ont laissé des traces. », témoigne une salariée de l'entrepôt de Wasquehal. Même si, au dire de la déléguée FO, Malley Urpavan, « la direction a demandé de ne pas reprendre la production à un rythme infernal ». Le plan social doit être bouclé le 24 février. Les premiers départs, volontaires ou non, sont programmés début avril. W