Sans titre 365788

— 

E. DELPIERRE / 20 MINUTES

Rabah Mezine, président départemental de la Peep.

« Notre souci, ce sont les parents qui seront confrontés à la garde de leurs enfants. On demande que des mesures d'accueil soient prises dans les écoles primaires et les maternelles, car les parents les plus démunis ne peuvent pas forcément poser un jour de congé. Cela, même si nous estimons que ce mouvement va démarrer tout doucement. Mais la crainte, c'est qu'il dure et qu'on s'enlise. C'est un mouvement divers, qui réunit les enseignants-chercheurs, le lycée... Trop de réformes, cela suscite l'incompréhension et un sentiment d'acharnement au sein du corps enseignant. On nous dit qu'elles sont faites en concertation : on n'en a pas l'impression. Ce qui m'inquiète, c'est que le gouvernement ne dit pas que ces réformes obéissent à des exigences financières. Nous, on demande un moratoire, pour ne pas rentrer dans l'engrenage de la paralysie des universités, des lycées. Le mouvement est lancé, maintenant il peut durcir. » W

Propos recueillis par G. T.