Mobilisation à Lille pour défendre les écoles

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De la maternelle à l'université, ils ont tous rendez-vous à 14 h 30,

porte de Paris à Lille pour défendre l'Education nationale. Mais les enseignants de philosophie, eux, ont en plus rendez-vous au Rectorat. Menacés de sanction pour avoir retenu en juin les notes du baccalauréat, ils ont obtenu une audience à 17 h 30 pour s'expliquer en haut lieu...

Presqu'un horaire idéal pour faire suite à la manifestation régionale. « On ne s'explique pas pourquoi ils ont choisi ce jour-là, peut-être avaient-ils oublié qu'il y avait grève », sourit Ophélie Desmons, prof de philosophie dans un lycée de Hénin-Beaumont. Comme des dizaines de collègues, elle a protesté en juin contre le délai de correction des copies du bac, jugé trop court pour la philo. En retour, le Rectorat menace les « désobéisseurs » d'une retenue d'un jour de salaire à porter sur le mois de novembre. D'après l'administration, 46 enseignants sont concernés sur l'académie de Lille. Ils devraient être beaucoup plus nombreux cet après-midi dans les rues de Lille. Et assez peu philosophes. W

O. A.