l'enquête suit plusieurs pistes

Olivier Aballain

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La procureur de Tournai a démenti la rumeur selon laquelle le corps était lesté.
La procureur de Tournai a démenti la rumeur selon laquelle le corps était lesté. — P. HUGUEN / AFP

Epilogue tragique d'un mystère de plus de deux semaines. Le corps du petit Younes, cinq ans, a été retrouvé mardi soir par les autorités belges, dans une écluse de la rivière Lys à la frontière franco-belge. L'enfant avait disparu à 12 km de là, dans la nuit du 25 au 26 octobre, après une dispute « assez violente » entre ses parents, selon les dires de la procureur de Tournai, Marie-Claude Maertens.

Depuis, les policiers belges et français menaient des recherches intensives pour retrouver le petit garçon. D'autant qu'il s'était enfui « pieds nus et vêtu très légèrement », selon les déclarations des parents. C'est d'ailleurs sa tenue vestimentaire et sa taille qui ont permis dans un premier temps aux enquêteurs d'identifier « à 90 % » la victime. La confirmation est venue hier après-midi, après l'autopsie. Des analyses plus poussées sont maintenant attendues pour établir les causes de la mort, le temps de séjour du corps dans l'eau et d'éventuelles traces de maltraitance. « Plusieurs pistes sont encore envisageables », a précisé Marie-Claude Maertens. L'hypothèse de l'accident comporte toutefois une faiblesse : il faudrait que Younes ait pu parcourir, pieds nus, les deux kilomètres qui séparaient son domicile du canal. La procureur a en tout cas tenu à démentir la rumeur colportée mardi soir, selon laquelle le corps était lesté. Gilbert Deleu, bourgmestre (maire) de Comines, indiquait hier que les deux parents faisaient l'objet d'une aide psychologique « séparée ». Il craignait surtout que les rumeurs ne prennent le pas sur l'enquête. W