le chromosome du crime refait surface

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Francis Evrard a un chromosome « Y » en trop. Dans les années 1960, on ­l'appelait le « chromosome du crime ». Un vif débat s'était formé sur l'existence de « criminels nés », après qu'une étude américaine avait pointé la surreprésentation de cette anomalie dans la population carcérale. En pratique, chez ces hommes, il y a trois chromosomes n° 23 (XYY) au lieu de la paire classique XY. La théorie a été depuis battue en brèche, mais le juge d'instruction a demandé l'avis d'un expert de l'hôpital Necker pour l'écarter du cas Evrard. La conclusion, résumée par le président du jury, Michel Gasteau : « La majorité des criminels ne possède pas cette anomalie XYY, l'avoir ne signifie pas que l'on va devenir un criminel. » Tant mieux, car le type XYY concerne un homme sur mille dans la population générale. W