Une pme où le stress fait très bonne impression

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Chez Adlis-HPC, tout le monde vante un stress « positif ». L'imprimeur (photos, BD, affiches, livres), qui emploie 55 personnes à Templemars, recevait hier la visite de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Invité par le député du secteur, Sébastien Huyghe, le leader politique a créé au début du mois un groupe de travail sur le stress. Et a priori, il est bien tombé. « Ici on fait un métier difficile, dont l'environnement est très changeant, notamment avec la montée d'Internet. Cela peut être très déstabilisant », prévient le patron et créateur de la boîte en 1994, Philippe Hourdain.

A l'informatique comme sur les grosses machines, les salariés semblent plutôt demandeurs. « Certaines semaines ça nous arrive de travailler cinquante heures, reconnaissent Sylvain et Antoine, 28 et 22 ans. Mais la pression, c'est nous qui nous la mettons, car on porte tous un projet. » La recette est défendue par Philippe Scaramela, directeur du développement : « Ici, on fait les choses avec passion. Parfois, on a même dû demander aux salariés de s'arrêter ».

Pourtant cette année, trois cadres n'ont pas pu suivre le rythme. « Ils étaient rétifs au changement, déplore Philippe Hourdain. Certains formés aux machines offset s'inquiétaient du virage que nous prenions vers Internet... » C'est la hantise de Philippe Hourdain, adepte résolu de la promotion interne. « Pour chaque poste, nous nous tournons d'abord vers nos salariés. » Marylin, son assistante, est ainsi devenue responsable de la fabrication des albums photo... « Du coup, je n'ai plus d'assistante et je suis un peu plus stressé ! » W

O. A.