Enquête controversée à Valenciennes

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Des gardes à vue qui passent mal. Les syndicats de l'administration pénitentiaire ont dénoncé hier les arrestations et perquisitions intervenues la semaine dernière au domicile de cinq agents de la prison de Valenciennes. Réalisées dans le cadre de l'enquête sur des maltraitances supposées dans l'établissement, ouverte en mars dernier, les opérations ont eu lieu mardi matin. Placés en garde à vue pendant plus de vingt-quatre heures, les agents ont été libérés après une perquisition à leur domicile le mercredi.

« Devant leur famille, le jour des enfants, les enquêteurs cherchaient une matraque, alors que celle-ci doit rester sous clef à l'armurerie de la prison », s'étonne ainsi Thibault Duhem, délégué FO à Valenciennes. Dans cette même affaire, six cas ont été classés sans suite au printemps, sur les onze plaintes déposées par des prévenus. Deux surveillants ont été mis en examen pour « violence par dépositaire de l'autorité publique ». W

O. A.