Succès et regrets dans les quartiers

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C'est ce qu'on appelle une différence d'appréciation. Le rapport d'évaluation des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS, anciennement politique de la ville), réalisé par le cabinet indépendant Cirese, était présenté hier au conseil municipal. Ses conclusions sont saluées par la majorité : le document met notamment en avant la qualité du « partenariat » développé par la ville avec les acteurs des quartiers.

Quatre-vingt-deux associations ont répondu à l'enquête sur les 170 financées par les CUCS à Fives, Moulins, Wazemmes, Bois-Blancs, Faubourg-de-Béthune, Lille-Sud et Lomme. Pour Christian Decocq, patron de l'opposition municipale, il y a là un « saupoudrage » dénoncé de longue date. « Au lieu de se concentrer sur l'économie et la création de valeur, on assiste les habitants en soutenant de nombreuses associations », martèle l'élu UMP. Ce n'est pas tout à fait l'analyse de Cirese, qui note des « résultats qualitatifs satisfaisants » sur les activités proposées aux enfants et la parentalité, sur la prévention santé, et des résultats « probants » sur l'insertion et l'emploi. A 75 %, les associations jugent d'ailleurs « plutôt efficace » l'action d'insertion menée par la ville. Les experts notent toutefois que la situation varie selon les quartiers, Lille-Sud et Moulins étant plutôt bien dotés alors que « rien n'est initié » à Fives. Le cabinet d'experts est en outre plus circonspect sur la lutte contre les discriminations, dont il critique « la dimension stratégique floue ». A l'avenir, Cirese recommande de mieux clarifier les contributions de tous les acteurs aux actions prioritaires. W

O. A.