La grève se repointe

Gabriel Thierry

— 

Décidément, ça ne tourne pas rond du côté des agents municipaux

de Roubaix. Ils pourraient se remettre en grève pour le deuxième jeudi consécutif. La CGT et FO demandent du personnel supplémentaire et se plaignent d'absences non remplacées, notamment dans les écoles. En partie vrai, répond la mairie, qui admet « une accentuation de l'absentéisme, notamment en raison de syndromes grippaux ». Du coup, huit intérimaires vont être affectés aux écoles à la mi-octobre. Pas assez pour les syndicats. Ce matin, les agents sont invités à participer à l'intersyndicale, où il sera question de la poursuite de la grève, avant un rendez-vous, demain, avec les responsables de la mairie. « Ils ne nous écoutent pas, se plaint déjà Frédéric Weystman, de la puissante CGT [570 agents encartés]. Maintenant, c'est l'épreuve de force. »

Le déclencheur de la grève ? « Les changements d'horaires du service de la propreté urbaine », selon Bruno Vanhyfte, secrétaire FO. La mairie avait demandé six volontaires pour créer une équipe de week-end. Soit, selon les syndicats, une perte d'environ 50 eur par agent, qui correspond à la disparition des heures supplémentaires. Une baisse de salaire qui ne concerne que les 18 employés du service. Pas grand-chose par rapport aux 1 650 agents de la ville.

Avant les écoles et la propreté urbaine, les services administratifs avaient déjà manifesté leur mécontentement en juin. « Sur le papier, on a les effectifs, rappelle Frédéric Weystman. Mais les agents sont crevés, 10 % du personnel est absentéiste [7 % selon la mairie]. A force de presser le citron, ça casse. » W