La ruée vers la prime transport

Olivier Aballain

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Explosion chez Transpole. Selon des chiffres que 20 Minutes

a pu se procurer, le nombre d'abonnements mensuels sur le réseau lillois a progressé de 14 % entre août 2008 et août 2009. Sur les abonnements « Fideli'TER », couplés entre Transpole et une ligne TER, la progression dépasse les 25 %.

Un véritable phénomène qui fait suite à l'instauration, au 1er janvier 2009, de la prime transport. Grâce à elle, les salariés ne paient plus que la moitié de leur abonnement. Philippe, 58 ans, ingénieur à Lille, a vite fait le calcul : « Il reste 20 euros à ma charge. A raison de deux pleins d'essence par mois pour venir de Lomme, j'économise 50 euros ! » Sur les quatre-vingts salariés de l'entreprise, une quinzaine aurait franchi le pas. Et l'argument n'est pas seulement financier : Fabienne, 42 ans, en avait « marre de perdre une demi-heure » pour se garer le matin dans l'hypercentre lillois. Hier, elle prenait son premier abonnement. Pour 20,50 euros par mois elle se garera sur le Champ-de-Mars et prendra le bus Citadine. « En plus, l'abonnement pourra me servir aussi le week-end. » Eric Quiquet, vice-président (Verts) aux Transports à la communauté urbaine, boit du petit-lait : « On attire de nouveaux usagers. Le plus dur c'est de les sortir de leur voiture. » Et chez Transpole, on s'adapte avec joie : le transporteur a élargi ses périodes de pointe le soir jusqu'à 21 h, augmenté les fréquences de bus et accéléré les rotations de tram... W