Patrimoine judiciaire en danger à Roubaix

Gabriel thierry

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Devant le centre d'actionéducative 
de la protection judiciaire de la jeunesse.
Devant le centre d'actionéducative de la protection judiciaire de la jeunesse. — C. DHALLUIN / 20 MINUTES

Ils n'ont pas accueilli de visiteurs aux journées du Patrimoine. A Roubaix, à deux pas de l'école flambant neuve de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), les neuf éducateurs de l'unité éducative de milieu ouvert (UEMO) travaillent dans un bâtiment si délabré qu'il est interdit au public. « Les locaux ne sont pas aux normes, l'installation électrique est lamentable et à 16 h 30, on n'a plus assez de lumière pour travailler, énumère Philippe Caremel, le représentant syndical SNPES-PJJ-FSU. Si l'on fait venir la commission de sécurité, on ferme ce soir. » « Il n'y a pas de sécurité », confirme Michel Ramajo, le directeur de l'UEMO, qui interdit aux journalistes l'accès à ce bâtiment non entretenu.

Pourtant, ce centre accueille du public : 310 jeunes suivis pour travailler sur « l'estime de soi et le respect de l'hygiène ». « On a recommandé aux éducateurs d'aller à la Maison de la justice et du droit, à Roubaix, rétorque Jacques Laborde, le directeur départemental de la PJJ. En mars, on avait retenu des bureaux, mais la législation a changé. Il a fallu trouver de nouveaux locaux. » Une solution temporaire, en attendant le déménagement. La direction leur annonce novembre ou décembre. Rue Dammartin, les paris sont lancés. W