Les places ne manquent pas en métropole

Gilles Durand

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Les demandes pour une chambre en cité U sont arrivées plus tard cette année.
Les demandes pour une chambre en cité U sont arrivées plus tard cette année. — O. TOURON/ 20 MINUTES

Pas de panique, il reste des logements étudiants dans la métropole lilloise. Davantage que l'an dernier. Cette saison, l'étudiant semble moins pressé de se trouver un hébergement. « Les gens ne veulent plus louer à vide les deux mois d'été », constate Xavier Dekock, président de la Confédération nationale des administrateurs de biens. Du côté du Crous, cette tendance se confirme. « Les demandes nous sont parvenues plus tard que d'habitude », reconnaît Laurent Soucheyre, responsable vie de l'étudiant au Crous de Lille.

Résultat, il reste des chambres et des appartements un peu partout. Sauf dans les endroits les plus prisés, c'est-à-dire près des universités ou dans le centre de Lille. A titre d'exemple, la nouvelle résidence étudiante Campuséa, installée dans une des tours Euralille, n'a connu aucune difficulté pour remplir ses 190 logements. « Dès la fin du mois de juin, nous avions déjà reçu 40 dossiers, tout a été très vite loué », annonce-t-on chez Campuséa.

A contrario, sur la commune de Villeneuve d'Ascq, la moitié des cent cinquante logements que propose l'office de tourisme n'ont pas encore trouvé preneur, alors que pour la première fois, les offres sont disponibles sur le site Internet de la ville. Sur adele.org, qui recense les résidences étudiantes, il reste aussi une bonne cinquantaine de places dans la métropole. Mais difficile de trouver un toit à moins de 440 euros les 20 m2.

A Lille, le Centre régional information jeunesse (CRIJ) affiche toujours environ 80 logements vacants de particulier à particulier, le Crous de Roubaix en fournit quelques dizaines. Du côté de la Sergic, le stock de produits reste également important : 225 appartements étaient disponibles fin août contre 135 l'an dernier à la même époque. Enfin pour ceux qui sont charrette, il y a le développement du covoiturage. « C'est le cas pour des étudiants qui n'ont pas les moyens de financer un logement », remarque Anne-Sophie Delozière, responsable du Crous de Roubaix. W