« Quand une usine ferme, cela touche le ciné du coin »

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E. DELPIERRE / 20 MINUTES

Pourquoi avez-vous choisi d'annuler l'opération Cinésun cette année ?

C'était la seule opération régionale. Mais elle allait coïncider avec la Rentrée du cinéma. Deux opérations spéciales à moins de 15 jours d'intervalle, ce n'est pas possible.

Cela n'a donc rien à voir avec le déficit de la dernière édition ?

C'est clair qu'il nous faut des subventions pour monter ce type d'opérations à tarifs réduits. Et nous ne les avons pas. En plus, on souhaite faire évoluer Cinésun vers un festival d'avant-premières. On verra l'an prochain...

Mais ce type d'opérations ne profitent-elles pas qu'aux multiplexes ?

Les petits cinés ont d'autres moyens pour exister. Mais c'est vrai que, lors des festivals, les spectateurs se tournent plus vers les grosses salles.

Comment se portent les cinémas nordistes ?

Il y a une très grande disparité entre les grosses salles et les petites. La crise existe. Par exemple, quand une usine ferme dans une petite ville, cela touche le petit cinéma du coin. Et puis, il nous a manqué un film populaire, un peu plus consensuel au premier semestre. W