Gravelines: bientôt un nouveau réacteur?

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La centrale de Gravelines, avec ses six réacteurs, pourrait bien s’agrandir. Lors de son conseil d’administration du 22 juin, EDF a renouvelé son orientation nucléaire au moins jusqu’à 2020. Et annoncé la construction d’un réacteur de troisième génération à eau pressurisée (EPR). Quatre centrales étaient déjà pressenties pour l’accueillir. François Roussely, le président d’EDF, qui donnera sa réponse définitive d’ici au 1er août, a ajouté Gravelines le jour du CA. Une surprise bien accueillie à la mairie. « Un investissement de 3 milliards d’euros, sans compter les retombées fiscales et en matière d’emploi... Le conseil municipal m’a suivi quand j’ai confirmé mon accord », a déclaré Bertrand Ringot, le maire socialiste de Gravelines. L’an dernier, un rapport remis à l’Assemblée nationale préconisait le développement des EPR. « La génération 4 ne sera opérationnelle qu’en 2045 ; on aura donc besoin d’une série d’EPR vers 2020, quand nos réacteurs actuels arriveront en fin de vie », explique un des auteurs, le député socialiste du Nord, Christian Bataille. Les associations écologistes, elles, se mobilisent contre l’EPR. « Il pourra utiliser du combustible mox, à base d’uranium et de plutonium recyclé, encore plus difficile à gérer, note Hélène Gassin, chargée de l’énergie à Greenpeace. Ailleurs, on attend la fin des centrales, chez nous, on les développe. Il suffirait de mieux maîtriser notre consommation électrique : si tous les Français utilisaient des ampoules à économie d’énergie, on pourrait supprimer deux des cinquante-huit réacteurs du pays. » C. D.