Lille : Autorisation environnementale pour le projet d’extension de l’aéroport

TRANSPORTS Très controversé par des élus et des associations, le projet d’extension de l’aéroport de Lille-Lesquin a néanmoins vu son autorisation environnementale signée par le préfet du Nord

Mikaël Libert
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L'extension de l'aéroport de Lille-Lesquin est contestée.
L'extension de l'aéroport de Lille-Lesquin est contestée. — Aéroport Lille Lesquin / ENIA Architectes
  • Un projet visant à doubler la capacité de l’aéroport de Lille est dans les cartons.
  • Une idée qui divise les élus locaux et contre laquelle les défenseurs de l’environnement se mobilisent.
  • L’avis favorable de la commission d’enquête a néanmoins été suivi de la signature par le préfet de l’autorisation environnementale pour le projet.

Un arrêté qui ne va pas faire que des heureux. Ce mercredi, le préfet du Nord a signé le document valant autorisation environnementale pour le projet d’extension de l’aéroport de Lille-Lesquin. Une décision qui suit logiquement l’avis favorable, néanmoins accompagné de recommandations, de la commission d’enquête. Un coup dur pour les détracteurs du projet, qui voient en cette extension une aberration environnementale justement.

« Prenant acte de cet avis favorable [de la commission d’enquête], Georges-François Leclerc, préfet du Nord et de la région Hauts-de-France, a signé ce mercredi 6 juillet l’arrêté valant autorisation environnementale du projet de modernisation de l’aéroport de Lille-Lesquin », déclare la préfecture dans un communiqué. Cette commission d’enquête a délivré son avis suite à l’enquête publique menée du 10 janvier au 1er mars. Elle l’avait toutefois conditionné à l’organisation par les porteurs du projet, l’aéroport et la Smalim, d’une réunion de concertation en vue d’élaborer « un dispositif d’accompagnement du développement de l’aéroport ». La commission avait aussi émis cinq « recommandations ».

Un gel des vols de nuit sur la base de l’activité de 2019

La réunion ayant été organisée le 30 juin, plus rien ne s’opposait à ce que l’Etat donne son feu vert au projet. Dans son arrêté, le préfet a cependant inclus « plusieurs mesures d’encadrement du projet », visant notamment à « préserver la faune et la flore, compenser les émissions de gaz à effet de serre, maintenir les infiltrations d’eaux pluviales et protéger la ressource en eau ».

Il est aussi fait mention de lutte contre les nuisances sonores. Sur ce point, le texte signé par le préfet « formalise l’engagement du porteur de projet de ne pas augmenter l’activité nocturne par le gel des vols de nuit sur la base constatée de la situation de 2019 ». Pas sûr que cela suffise à convaincre les détracteurs du projet.