Des secours tardifs pour Recquignies

Olivier Aballain

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C'est le désarroi. Une vingtaine de foyers de Recquignies,

près de Jeumont, luttaient hier pour déblayer la boue qui a envahi leurs maisons, la veille au soir. Une coulée de boue venue du champ d'en face vers 19 h : « On a tout de suite appelé les pompiers, mais d'abord ils n'ont pas voulu venir », regrettait hier soir Marie-Ange Vervaet, 50 ans, dont la maison a été touchée. Le maire, Ghislain Rosier, s'étonnait quant à lui de n'avoir pu joindre les services de l'Equipement. « Nous avions un numéro d'urgence à appeler, mais nous n'avons eu personne avant 8 h le lendemain. Cela m'a étonné, ils sont finalement arrivés ce matin. »

A la direction de l'Equipement, on n'a pas d'explication : « Le téléphone n'a pas sonné », a indiqué l'un des agents d'astreinte. « Contre une coulée de boue, on ne pouvait rien faire, a expliqué Pascal Ory, le chef du centre de secours de Jeumont. Une inondation, on peut la canaliser, pas la boue. » Seize de ses pompiers étaient encore à pied d'oeuvre hier soir, pour aider les riverains et déblayer la départementale 336. Les services du département, du syndicat mixte Val-de-Sambre et de communes environnantes sont venus prêter main-forte. Mais l'inquiétude est réapparue dans la soirée car de fortes pluies étaient de nouveau annoncées. W