« Au début, des politiques se méfiaient de nos rendez-vous »

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Vous venez de lancer votre nouvelle campagne contre l'abstention. Est-ce facile de mobiliser pour les élections européennes ?

Non, c'est dur car les habitants estiment que l'Europe ne sert vraiment à rien. C'est une réflexion fréquente que l'on entend et que l'on essaie de combattre avec un mois de rencontres et de conférences.

Votre première campagne date de 2002. Cela a-t-il baissé le taux d'abstention à l'Hommelet ?

Ce serait très présomptueux de l'affirmer. Mais notre but était aussi que les politiques prennent conscience du problème de l'abstention dans les quartiers. Au début, certains se méfiaient de nos rendez-vous : ils se demandaient à quelle sauce ils allaient être mangés. Maintenant, il n'y a plus de crainte, et la mairie de Roubaix a même demandé à tous les comités de quartier de se joindre à nous.

Qui vient à vos conférences ?

Il y a ceux qui ne s'intéressaient pas à la politique. Et il y en a quelques-uns qui reviennent à chaque fois et se documentent, ce qui fait très plaisir aussi. W

Recueilli par O. A.