Nord : La première recyclerie sportive ouvre ses portes dans la métropole lilloise

ECONOMIE CIRCULAIRE Un magasin baptisé ReSport vient de s’installer à Faches-Thumesnil, près de Lille, pour permettre de réduire les déchets sportifs

Gilles Durand
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La recyclerie ReSport, installé à Faches-Thumesnil, près de Lille, propose des articles de sport et de loisirs de seconde main.
La recyclerie ReSport, installé à Faches-Thumesnil, près de Lille, propose des articles de sport et de loisirs de seconde main. — G. Durand / 20 Minutes
  • Depuis un mois, un nouveau magasin baptisé ReSport s’est installé à Faches-Thumesnil, dans la banlieue sud de Lille.
  • La boutique propose des articles de sport et de loisirs de seconde main.
  • L’objectif de l’association est de réduire les déchets sportifs en proposant aussi de nouveaux services, comme la réparation.

Le sport sait aussi se ressourcer. Depuis un mois, un nouveau magasin, baptisé ReSport s’est installé chez un ancien traiteur fermé depuis quatre ans, à Faches-Thumesnil, dans la banlieue sud de Lille. La boutique propose des articles de sport et de loisirs de seconde main. Une première dans le département et un souffle nouveau pour cet ancien quartier commerçant, un peu à l’abandon, qui vient de voir fleurir trois enseignes depuis le début d’année.

« Ce projet expérimental de recyclerie me tenait à cœur, raconte Jean-Luc Vandeweghe, président de l’association ReSport. Tout d’abord parce qu’il permet de participer à la réduction des déchets sportifs, la majeure partie de ce qu’on vend était vouée à la benne. Mais aussi parce qu’il existe un vrai besoin pour les personnes qui ont peu de moyens de pouvoir pratiquer un sport ou un loisir à bas prix. »

Des prix qui défient toute concurrence

Grâce à des partenariats avec des entreprises, et notamment l’enseigne de sport Décathlon, le magasin peut aujourd’hui proposer des centaines d’articles d’occasion qui vont du vêtement à l’accessoire technique, comme les raquettes de tennis ou les clubs de golf.

Et les prix qui s’affichent défient toute concurrence. Entre 5 et 10 euros la paire de chaussures de sport ou encore 10 euros le vélo enfant ou la paire de chaussures à crampons. « Depuis l’ouverture, nous avons reçu près de 200 acheteurs. C’est un bon début », se félicite l’instigateur du projet, ancien responsable multimédia et bénévole pour des ressourceries.

« Je suis, moi-même, sportif et souhaitais m’engager dans une entreprise qui s’inscrive aussi dans l’écosystème de son quartier. » Car dans cette échoppe, tous les ingrédients de l’économie sociale et solidaire sont réunis : une dizaine de bénévoles aident au développement du magasin, notamment en collectant les dons.

Un projet d’atelier de réparation

De plus, le magasin n’est que la première pierre d’un édifice appelé à s’agrandir. « La prochaine étape sera l’installation d’un atelier de réparation à l’arrière du magasin, annonce Jean-Luc Vandeweghe. Plus tard, on envisage de créer une salle de sport fitness solidaire et de proposer des box pour que nos acheteurs puissent ranger leur matériel encombrant comme une planche à voile, par exemple. »

Autre volet du projet, l’insertion professionnelle. « Pour l’instant, on fonctionne avec des bénévoles, mais d’ici fin mars, on devrait créer un emploi pour s’occuper du magasin. Le principe, c’est que, dès qu’un nouveau service fonctionne, on embauche. »

En attendant, l’association ReSport a encore besoin de dons pour développer son activité. Les vieilles affaires de sport, si elles restent présentables, sont donc les bienvenues. Les collectes chez les particuliers, à l’aide de vélo cargo, doivent s’intensifier au printemps.