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TELEVISIONUn documentaire sur le carnaval de Dunkerque s'invite sur le petit écran

Documentaire : Le carnaval de Dunkerque s’invite sur le petit écran, après l’annulation de l’édition 2022

TELEVISIONLe documentaire « Nous habitons là-haut » filme en immersion le dernier épisode du carnaval de Dunkerque, en mars 2020, juste avant le début de l’épidémie de Covid-19
Extrait du documentaire «Nous habitons là-haut», diffusé sur France 3 Hauts-de-France.
Extrait du documentaire «Nous habitons là-haut», diffusé sur France 3 Hauts-de-France. - Studio Manivelle  / Studio Manivelle
Gilles Durand

Gilles Durand

L'essentiel

  • Le documentaire « Nous habitons là-haut », consacré au carnaval de Dunkerque, est diffusé, jeudi soir, sur France 3 Hauts-de-France.
  • Il s’agit du dernier week-end de carnaval en 2020, une semaine avant l’annulation de l’événement.
  • Le film retrace avec brio l’âme si particulière du carnaval de Dunkerque.

«Pourquoi on s’amuse autant pendant le carnaval et pourquoi on ne le fait pas toute l’année ? » Pierre est photographe. Face caméra, il livre sa vision du carnaval de Dunkerque dans ce documentaire polyphonique et coloré de Yannick Delva et Datis Balaï, baptisé Nous habitons là-haut, en référence à une chanson carnavalesque.

Avec l’annulation de l’événement, pour la deuxième année consécutive, c’est avec un brin de nostalgie que ce film de 52 minutes est diffusé, jeudi soir, en deuxième partie de soirée sur France 3 Hauts-de-France. « Nous avons filmé en 2020 lors des Trois Joyeuses, qui est le point d’orgue du carnaval, une semaine avant l’interruption soudaine des festivités », raconte Yannick Delva, lui-même dunkerquois et imprégné de cette culture si particulière.

Ambiance chaleureuse et parfois absurde

Son documentaire nous plonge, aussi brillamment que bruyamment, dans cette ambiance chaleureuse et parfois absurde, où se succèdent des personnages pittoresques, au gré des rencontres. Car jusque dans les maisons de retraite, le carnaval impose sa joie de vivre et sa bienveillance. Ça chante, ça danse, ça chahute. « La ville est trop joyeuse, ironise un participant peinturluré. On vient de Paris et on cherche un bar où on s’ennuie. On souhaiterait faire la gueule pour se ressourcer. »

Car c’est bien le bonheur, mêlé d’une pointe de mélancolie, qui suinte des images. Nous voilà invités à une « chapelle », maison où on s’hydrate et où on se restaure, selon la tradition dunkerquoise. L’hôtesse de maison, Marie-Anne, raconte l’organisation du couchage de tous ses convives : « Tout dépend dans quel état tu rentres. Monter les escaliers… On en a perdu sur le palier ».

Anecdotes savoureuses

Puis on se retrouve au cœur de la bande, ce défilé qui traverse la ville au son d’un orchestre et de son tambour-major, sorte de chef d’orchestre ambulant. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, les couleurs éclatent. Certains philosophent sur un banc. C’est drôle, touchant, parfois plein d’anecdotes savoureuses.

Extrait du documentaire «Nous habitons là-haut», diffusé sur France 3 Hauts-de-France.
Extrait du documentaire «Nous habitons là-haut», diffusé sur France 3 Hauts-de-France.  - Studio Manivelle

On découvre incognito le maire de Dunkerque, déguisé comme tout le monde. Car le dress code, pendant les fêtes, c’est que les hommes s’habillent en femmes. Pourquoi ? Un carnavaleux l’explique simplement au détour d’une discussion, en dévoilant son tatouage de Jean Bart sur le cœur. Car Jean Bart, c’était le corsaire protecteur de la ville sous Louis XIV, devenu aujourd’hui une icône.

« On espère que le film fasse du bien aux carnavaleux »

« Le documentaire a été, certes, préparé pour pouvoir passer d’un carnavaleux à l’autre, mais il laisse aussi beaucoup de place au hasard comme dans cette séquence où cette personne nous raconte l’origine des déguisements au carnaval », explique Yannick Delva.

Ainsi, séquence après séquence, l’humour et l’émotion se renvoient la balle avec brio pour rendre hommage à cet événement unique. « On espère que le film fasse du bien aux carnavaleux dans cette période difficile, souligne le co-réalisateur. Mais que, après l’interdiction qui est tombée récemment, ça ne les incite pas à le faire officieusement cette année. »

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