Lille : La métropole va essayer de purifier l’air dans le métro

ON RESPIRE Deux systèmes de purification de l’air vont être testés au cours d’une expérimentation de trois mois dans une des plus importantes stations du métro lillois

Mikaël Libert
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Lille, le 25 novembre 2019. Illustration des bornes d'appel d'urgence dans le metro.
Lille, le 25 novembre 2019. Illustration des bornes d'appel d'urgence dans le metro. — M.Libert / 20 Minutes
  • La métropole européenne de Lille va tenter de s’attaquer à la pollution de l’air dans le métro.
  • Deux procédés de purification de l’air vont être expérimentés dans une station pour une durée de trois mois.
  • Si les résultats sont positifs, le système le plus efficace pourrait être installé de manière pérenne sur le réseau.

Alors que le Nord sort de quatre jours consécutifs de  pollution aux particules fines, au niveau de la métropole européenne  de Lille (MEL) on s’intéresse à l’air que l’on respire sous terre. L’institution vient d’annoncer le lancement d’une expérimentation visant à purifier l’atmosphère du métro.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’air du métro lillois n’a pas grand-chose à envier à l’air extérieur en termes de polluants. Les dernières mesures effectuées par Atmo, en 2013, ont révélé la présence de dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, diverses particules en suspension, monoxyde de carbone, plomb… Le tout à des concentrations très hétérogènes. Les résultats d’une nouvelle étude, menée début 2021, n’ont pas encore été communiqués en détail. La MEL assure néanmoins que les « études menées ont permis de constater que le métro lillois présente des résultats inférieurs ou similaires aux autres enceintes ferroviaires souterraines françaises ».

Deux entreprises, deux procédés

Toujours est-il que l’idée de purifier un peu tout ça n’est pas si farfelue. Pour cela, la MEL va installer deux dispositifs différents de traitement de l’air à partir du mois de mars dans la station de métro « Gare Lille-Flandres » pour une durée de trois mois.

Le premier, Terrao, est développé par une entreprise locale, Starklab. Son procédé « s’appuie sur un désinfectant naturel, le chlorure de calcium, qui agit lors du barbotage de l’air dans l’eau afin de le ''laver'' », explique-t-on. Le second, Oxylon, est aussi fabriqué par une autre entreprise régionale, Bioteos. Le système « aspire l’air, l’accélère et le met en relation avec un mélange d’eau et de microalgues grâce à deux ventilateurs haute pression permettant ainsi de capter plusieurs gaz polluants, du CO2 ainsi que les microparticules PM10 et PM2.5 ».

Si les résultats de l’expérimentation s’avèrent probants, le dispositif le plus efficace pourrait être installé de manière pérenne et généralisé au réseau souterrain.