La direction cède sous la pression

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Le bras de fer aura duré huit jours. Jean-François Mastin, délégué du personnel (FO) d'Heineken à Mons-en-Baroeul, a cessé hier sa grève de la faim. Il protestait contre les conditions du plan social mis en place par la société après l'annonce de 57 licenciements en mai dernier. Les dirigeants ont retenu deux de ses trois revendications. Les départs volontaires et les longues maladies pourront finalement bénéficier des avantages de ce plan social. Et multiplier environ par deux leurs indemnités. « Le collègue qui m'a rejoint dans cette grève est concerné, explique Jean-François Mastin. Il va s'installer comme acuponcteur et permettre à quelqu'un de sauver sa place. »

Du côté de la direction, on plaide le malentendu. « Je n'ai fait que confirmer par écrit la position de l'entreprise sur ces sujets », explique Matthew Wheatley, directeur du site. En revanche, la dernière revendication concernant le reclassement sur le site de Marseille ne pourra être honorée, faute de poste. W

G. D.