La fête de l'animation s'invite à l'Est

Gilles Durand

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L'Est n'a décidément pas de limite. La Fête de l'animation, qui commence ce soir et se tient tout le week-end, en apporte la preuve en mettant à l'honneur le réalisateur japonais Hayao Miyazaki avec une petite exposition à la hall Saint-Sauveur et une rétrospective de six de ses films à l'auditorium du Palais des Beaux-Arts. Pour sa cinquième édition, la manifestation, estampillée cette année Lille 3000, a choisi d'accommoder sa programmation à la sauce européenne, tout en gardant une certaine liberté. Ainsi, un coup de projecteur sera également donné à l'animation française avec la présentation d'une trentaine d'oeuvres, dont quelques courts métrages des producteurs nordistes des Films du Nord.

C'est la salle de projection l'Hybride qui se concentre sur le cinéma d'animation venu d'Europe de l'Est. Trois soirées pour découvrir la griffe croate, tchèque, hongroise, estonienne et slovaque. « Nous avons pris le contre-pied de l'image soviétique que véhiculent encore les studios et les écoles de ces pays-là », explique Antoine Manier, directeur de la Fête de l'animation. Inutile donc de chercher dans le programme une rediffusion de Colargol, la célèbre série télévisée des années 1970, produite par Se-ma-For. La maison de production polonaise sera bien présente, mais pour montrer son savoir-faire dans les nouvelles images, version 3D teintée de prises de vue réelles. Pour les curieux, la soirée d'ouverture proposera un dessin animé inédit, Immigrants de Gabor Csupo, producteur des Simpson. L'an dernier, la manifestation avait accueilli 18 000 personnes. L'effet Lille 3000 gonflera-t-il les chiffres ? ■