Nord : Le fabricant de meubles en kit, Demeyere, placé en redressement judiciaire

FAILLITE Demeyere, qui fabrique des meubles en kit et emploie plus de 850 salariés, a été malmené par la crise du Covid-19 et la hausse du coût des matières premières

20 Minutes avec AFP
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Le fabricant de meubles en kit, Demeyere, à Pérenchies, dans le Nord.
Le fabricant de meubles en kit, Demeyere, à Pérenchies, dans le Nord. — Google Maps

La crise du Covid-19 et la hausse du coût des matières premières en cause. Le fabricant nordiste de meubles en kit Demeyere, a été placé en redressement judiciaire, jeudi, par le tribunal de commerce de Lille, a constaté l’AFP.

« Cela va nous donner les moyens et le temps pour trouver les meilleures solutions pour l’entreprise et ses salariés dans le cadre d’une recherche de repreneurs », a réagi à la sortie du tribunal Jean-Marc Bailleux, directeur général de l’entreprise depuis juillet 2021.

Trois à quatre mois de trésorerie

La période d’observation dans laquelle entre Demeyere pour trouver un repreneur pourrait durer moins que les six mois légaux, l’entreprise ne disposant plus que de trois à quatre mois de trésorerie, selon les syndicats. Une vingtaine d’employés de l’entreprise, qui emploie plus de 850 salariés en France, s’étaient rassemblés au tribunal, avec leurs avocats.

Avec un chiffre d’affaires de 105 millions d’euros en 2020, l’entreprise familiale, basée à Pérenchies, dans le Nord, où sa plus grosse usine emploie 625 salariés, rencontrait déjà des difficultés avant l’épidémie de Covid-19, selon sa direction.

Outil de production vieillissant ?

Elle citait également dans un communiqué mercredi « la pénurie mondiale d’aggloméré en 2021 » et « la flambée récente des coûts des matières premières et des transports ».
Bernard Vereecke, délégué syndical CFE-CGC, met aussi en cause un outil de production vieillissant, la concurrence des pays d’Europe de l’Est, et « des bisbilles familiales et erreurs de stratégie ».

Mais « l’entreprise est viable, la demande est là, on peut augmenter le chiffre d’affaires », veut croire ce responsable du service clients, parmi lesquels les enseignes Leroy-Merlin, Conforama ou But.

Une première audience de suivi est prévue le 5 janvier.