Lille : Une nouvelle application pour covoiturer en mode décalé

TRANSPORTS A contre-pied des applis de covoiturage existantes, Citygo propose son service en dehors des heures de pointe

Mikaël Libert
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Citygo, un nouveau service de covoiturage, débarque à Lille (illustration).
Citygo, un nouveau service de covoiturage, débarque à Lille (illustration). — GILE MICHEL/SIPA
  • Une nouvelle application de covoiturage vient de s’implanter dans la métropole lilloise.
  • Son créneau est de fonctionner en journée plutôt qu’aux heures de pointe le matin et le soir.
  • Son fondateur vise ainsi davantage les déplacements personnels que les trajets pour se rendre au travail.

Les transports en commun, c’est bien. Mais parfois, ils demeurent difficiles d’accès, y compris dans la Métropole européenne de Lille (MEL), pourtant largement desservie en bus, métros, tramways et en TER lorsqu’ils ne sont pas annulés. Le covoiturage peut aussi être une solution pour se rendre au travail, trop aléatoire cependant, à moins de trouver la perle qui habite et travail au même endroit et aux mêmes horaires. Sauf que pour des trajets ponctuels et personnels, le covoiturage peut s’avérer très intéressant.

L’application Citygo vient de s’implanter à Lille et dans la métropole, 6 ans après son lancement en Île-de-France. L’idée de son fondateur, Patrick Robinson, était de proposer un service de covoiturage sur de courtes distances sur des secteurs et à des horaires où la voiture est plus rapide que les transports en commun : « Aux heures de pointe, le matin et le soir, lorsque les gens partent et reviennent du travail, la densité de circulation ne permet pas de concurrencer les transports. Ce n’est pas forcément le cas en journée », assure-t-il.

« A ces heures, les conducteurs sont plus relax »

La meilleure plage horaire pour utiliser Citygo se situe donc entre 10h du matin et minuit : « nous ciblons les trajets personnels ou les personnes qui travaillent en horaires décalés », poursuit le fondateur. Autre avantage, le service est accessible toute la journée, chaque jour de la semaine. « A ces heures, les conducteurs sont plus relax parce qu’ils ne sont pas contraints par l’heure d’arrivée au bureau, constate Patrick Robinson. Ils prennent donc plus facilement des personnes en covoiturage ». Pour rentrer de boîte, en revanche, il faudra miser sur un autre moyen de transport.

Pour les trajets courts, le tarif s’avère même avantageux puisqu’il est calqué sur le barème fiscal kilométrique pour un véhicule de 4 ch. Autrement dit, pour un trajet de 10 km, il faudra débourser un peu plus de 5 euros. Et si l’on est plusieurs, le tarif reste le même, mais divisé entre le nombre de passagers. Le conducteur, lui, percevra entre 80 et 90 % de cette somme, « c’est suffisant pour rembourser les frais sans permettre de faire de bénéfice », insiste le fondateur de Citygo.

En 6 ans de présence en Île-de-France, l’application compte 1,5 million d’utilisateurs pour environ 200.000 trajets mensuels. A Lille, la communauté reste à développer avec une cinquantaine de conducteurs et une centaine de passagers inscrits.