Lille : Les « métiers de l’humain » affichent leur colère dans la rue

SOCIAL Entre 5.000 et 9.000 pros des métiers dits « de l’humain » ont manifesté dans les rues de Lille pour protester contre leurs conditions de travail

Gilles Durand
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Les professionnels de laction sociale et médico-sociale étaient entre 5 et 9.000 à manifester dans les rues de Lille, ce mardi.
Les professionnels de laction sociale et médico-sociale étaient entre 5 et 9.000 à manifester dans les rues de Lille, ce mardi. — G. Durand / 20 Minutes

A manifestation inédite, participation inédite. Ils étaient entre 5.000, selon la préfecture, et 9.000, selon les organisateurs, à battre le pavé à Lille, ce mardi, sous un ciel gris et menaçant, pour protester contre les conditions de travail dans les métiers dits « de l’humain ». Des métiers récemment mis en lumière par le film du député François Ruffin, Debout les femmes !.

Ceux qui se disent oubliés du « Ségur de la Santé » ont défilé entre le siège de l’Agence régionale de santé et la préfecture du Nord. La marche a rassemblé, pour la première fois, les acteurs du monde social et médico-social des Hauts-de-France.

Alerte sur les difficultés

« Il s’agit d’attirer à nouveau l’attention sur la situation des professionnels œuvrant dans le secteur de l’accompagnement des situations de handicap, du grand âge, de la protection de l’enfance, de la lutte contre les exclusions et de la protection juridique des majeurs », souligne le Collectif des métiers de l’humain en danger, dans un communiqué.

En octobre, plus de 300 dirigeants associatifs s’étaient réunis à Loos, près de Lille, pour alerter sur les difficultés liées à leurs métiers et ses conséquences dans l’accompagnement des plus vulnérables. « Si certaines annonces récentes du gouvernement vont dans le bon sens, elles ne permettent cependant pas de résoudre les inégalités que nous dénonçons et n’apportent pas de réponses structurelles », dénonce le collectif.

En France, un million de salariés du secteur associatif s’occupent « des plus fragiles, les 15 % de nos concitoyens qui ont besoin de soins et d’accompagnement », assure-t-il.