Hauts-de-France : Près de 9 % des habitants de la région n’ont reçu aucune dose de vaccin

EPIDEMIE Entre les non vaccinés, ceux qui attendent leur 2e dose et les candidats éligibles au rappel, les Hauts-de-France sont-ils en capacité de satisfaire à la demande ?

Mikaël Libert
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Un homme reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus.
Un homme reçoit une dose de vaccin contre le coronavirus. — M.Libert / 20 Minutes
  • Selon l’ARS, 550.000 habitants des Hauts-de-France ne sont toujours pas vaccinés.
  • Autant de personnes à vacciner alors que la 3e dose de rappel est accessible aux plus de 18 ans depuis samedi.
  • La région dispose encore de 119 centres de vaccination ouverts, un chiffre qui sera progressivement porté à 140.

Alors que la 3e dose de rappel du vaccin contre le coronavirus est d’actualité depuis samedi pour les personnes à partir de 18 ans, une partie non négligeable des habitants des Hauts-de-France n’a toujours pas reçu la première. Avec l’arrivée imminente du variant Omicron en France et les fêtes de fin d’année qui se profilent, on risque une ruée dans les centres de vaccination. Mais la région est-elle équipée pour satisfaire la demande ?

Le pic de la 5e vague de l’épidémie de coronavirus n’est pas encore atteint que le taux d’incidence dépasse déjà celui du pic de la vague précédente dans la région. Les autorités de santé ne cessent de marteler que « la vaccination, associée au maintien des gestes barrières, reste la mesure la plus efficace pour freiner l’épidémie ». Pourtant, selon l’Agence régionale de santé (ARS), 522.000 habitants des Hauts-de-France n’ont toujours pas reçu leur première dose de vaccin, soit près de 9 % de la population régionale. Et ce sont les 12-17 ans les plus récalcitrants (17 %), juste devant les 25-39 ans (14 %).

Nouveaux centres, augmentation de capacité et professionnels de santé

Entre les primo vaccinations, les secondes doses et le rappel, cela fait donc beaucoup de monde à piquer alors que beaucoup de centres de vaccination éphémères, comme le Zénith de Lille, ont fermé leurs portes. Selon l’ARS, 119 centres sont encore ouverts dans les Hauts-de-France. C’est bien, c’est même l’un des meilleurs maillages en France. Mais ce n’est pas assez. L’autorité de santé a donc prévu d’ouvrir de nouveaux centres, jusqu’à « environ 140 ». Pour ceux étant déjà en service, leur capacité sera augmentée de manière progressive, notamment en allongeant l’amplitude des horaires d’ouverture. Il est aussi prévu d’organiser des opérations ponctuelles, par exemple sur les marchés de Noël, et de remettre en route les vaccinodromes mobiles.

Outre les centres uniquement dédiés à la vaccination, l’ARS rappelle que les professionnels de santé des villes ont contribué et contribuent toujours aux opérations de vaccination de la population. Rien qu’au mois de novembre, ce sont 45 % des injections qui ont été réalisées par ce biais. Et il ne s’agit pas uniquement des médecins puisqu’il est aussi possible de se faire vacciner par un pharmacien, un infirmier, une sage-femme, un biologiste et même par son dentiste.