Lille : Un studio lillois sort un jeu vidéo sur le thème d'Astérix & Obélix

DANS LE GAME La start-up Hootside a lancé Vidi Vici, un jeu en réalité augmentée dans l’esprit du célèbre Pokémon Go mais qui se déroule dans l’univers des non moins célèbres Astérix et Obélix

Mikaël Libert
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Vidi Vici, le jeu de la start-up Hootside dans l'univers d'Astérix & Obélix.
Vidi Vici, le jeu de la start-up Hootside dans l'univers d'Astérix & Obélix. — Hootside
  • Le studio lillois Hootside sort un jeu vidéo dans l’univers d’Astérix & Obélix.
  • Sur le même principe que Pokémon Go, c’est un jeu géolocalisé en réalité augmentée.
  • L’application est disponible en version bêta jouable pour smartphones.

Sont-ils fous ces Lillois ? Certainement pas car, en sortant un jeu vidéo basé sur l’univers d’Astérix & Obélix, le studio Hootside, basé à Euratechnolgies, devrait faire un carton. D’autant que leur produit, Vidi Vici, exploite la géolocalisation et la réalité augmentée, les deux clés du succès du Fameux Pokémon Go.

Il y a des recettes qui mettent d’accord le plus grand nombre et ça, les fondateurs de la start-up lilloise Hootside, spécialisée dans la création de jeux en réalité augmentée, l’ont bien compris. « Pour un petit studio comme nous, il est difficile d’exister parmi les grands comme Ubi Soft ou Warner. Exploiter des licences nous donne une visibilité que nous n’aurions pas en développant des jeux en nom propre », explique Charlotte Landry, co fondatrice de Hootside. Et la licence Astérix & Obélix peut faire rêver, les 38 albums de René Goscinny et Albert Uderzo ayant été vendus à 385 millions d’exemplaires dans le monde.

Géolocalisation et réalité augmentée

C’est ainsi qu’est né Vidi Vici, un « jeu mobile en monde ouvert massivement multijoueurs ». A la manière de Pokémon Go, des éléments de jeu se mêlent au monde réel au travers du smartphone de l’utilisateur grâce à la géolocalisation et à la réalité augmentée. « Nous avons beaucoup travaillé sur le contenu du jeu. Nous proposons déjà une douzaine de mini-jeux, c’est ce qui nous différencie de Pokémon qui n’en propose que trois ou quatre », poursuit Charlotte Landry.

En se baladant, le joueur doit atteindre des points d’intérêt géolocalisés qui génèrent des objets ou des personnages à récupérer ou encore les fameux mini-jeux. Ainsi, on peut tomber sur un camp romain devant la préfecture de Lille ou une carrière de menhirs au beau milieu de la citadelle. Au détour d’une rue, le joueur pourra aussi croiser une patrouille de romains en formation de la tortue qu’il lui faudra déglinguer à coups de menhirs. Le fil rouge dans tout ça, c’est aider Obélix à retrouver tous ses amis qui ont été éparpillés au travers le monde.

Un algorithme pour éviter de se retrouver à l’eau

Pour éviter les ratés subis par certains fans de Pikachu, comme se retrouver à chasser un Pokémon au milieu d’un lac, Hootside a développé son propre algorithme de recherche des points d’intérêt. « Il se base sur des choses qui existent, comme des commerces, des arrêts de bus. Il y a aussi des zones d’exclusion pour éviter de se retrouver chercher des objets au milieu d’une gendarmerie par exemple », plaisante la co fondatrice.

Alors qu’il n’est disponible qu’en version bêta, Vidi Vici a déjà séduit plus de 3.500 joueurs. « La date de sortie officielle n’est pas encore connue, mais l’application est jouable et téléchargeable gratuitement en France, en Allemagne et bientôt au Canada », assure Charlotte Landry. En termes de durée de vie, pas de crainte, Hootside a déjà planifié près de deux ans de mises à jour.