Lille: Le centre hospitalier promet une révolution dans la pose de prothèses du genou

SANTE Une opération chirurgicale doit connaître une innovation importante au CHU de Lille

Gilles Durand
Le bloc opératoire dans le service traumatologie-orthopédie de l'hôpital Salengro, à Lille, lors d'une pose de prothèse de genou.
Le bloc opératoire dans le service traumatologie-orthopédie de l'hôpital Salengro, à Lille, lors d'une pose de prothèse de genou. — Davy Rigault / CHU de Lille

La douleur en moins. Les poses de prothèse de genou doivent connaître prochainement une innovation technologique au centre hospitalier de Lille. « Le CHU s’équipe d’un robot unique en France, permettant de réduire significativement les douleurs résiduelles chez les patients », annonce, ce vendredi, la direction hospitalière, dans un communiqué.

Ce robot orthopédique, baptisé OMNIBotics, doit permettre d’automatiser l’équilibrage des ligaments du genou. Une opération, jusqu’alors entièrement réalisé par le chirurgien, « ce qui pouvait occasionner 15 à 20 % de douleurs résiduelles chez les patients, nécessitant souvent une réintervention », précise le CHU.

Un marché appelé à se développer

Voilà quatre ans que ce robot est utilisé en Australie. Il débarque désormais en Europe et en France au sein d’un marché mondial de la prothèse estimé à 15 milliards de dollars et appelé à se développer, notamment chez les plus jeunes. « Environ 100.000 prothèses de genou sont posées chaque année en France, chiffre qui pourrait être multiplié par 4 d’ici 2070 », assure le CHU.

Selon le Dr Sophie Putman, chirurgien en orthopédie traumatologie au CHU, « l’objectif, à terme, de l’utilisation de cette technologie est de permettre à nos patients de mieux vivre avec leur prothèse et de conserver une activité physique essentielle à leur santé générale. »