Le Ballet du Nord en perd la tête

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Un énorme gâchis. C’est le sentiment qui prévaut au Ballet du Nord de Roubaix, après l’annonce, avant-hier, du désistement de l’équipe Montalvo-Hervieu au terme de près d’un an d’atermoiements éprouvants pour les nerfs des cinquante employés du ballet. La pilule est d’autant plus amère qu’il y a un an, les projets alternatifs au ticket Montalvo-Hervieu existaient bel et bien : pas un seul (sur une vingtaine) n’a été jugé recevable. « La tutelle voulait laisser la porte ouverte au prestigieux duo », estime Delphine Courtois, directrice générale. Renaud Tardy, adjoint à la Culture de Roubaix, confirme : « En affirmant “ce sera eux et personne d’autre”, l’Etat n’a pas facilité les choses. Cela mettait Hervieu et Montalvo en position de demander beaucoup. » Waldemar Bartkowski, l’un des danseurs du ballet, avait présenté son propre projet : « En France, il y a 500 chorégraphes, il n’y a pas que M. Montalvo. Il serait temps de s’en rendre compte. » Les autorités de tutelle (Etat, région, département et ville de Roubaix) communiquaient avant-hier leur souhait de « mettre en oeuvre les mesures de restructuration nécessaires à la sauvegarde du Ballet du Nord », et « de maintenir un centre chorégraphique national dans le Nord-Pas-de-Calais ». « Dans le Pas-de-Calais, mais pas à Roubaix... », s’inquiète Delphine Courtois. « La ville soutient clairement le Ballet. Mais si le centre doit quitter Roubaix pour vivre, ce sera un moindre mal pour les employés », commente Renaud Tardy. Le prochain conseil d’administration, annoncé « courant juin », devrait permettre d’y voir plus clair. Enfin. Olivier Aballain

création La compagnie présentera le 26 juin Mosaïque 2, deuxième partie de son spectacle, qui comprendra quatre pièces originales. Toutes les étapes de la création ont été réalisées par les danseurs eux-mêmes.