Des cultures entièrement détruites dans les Hauts-de-France et le Grand-Est à cause des intempéries

AGRICULTURE Des communes des Hauts-de-France réclament déjà la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle

20 Minutes avec AFP

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Une maison inondée dans la Marne
Une maison inondée dans la Marne — AFP
  • Les intempéries qui ont frappé les Hauts-de-France et le Grand-Est ces derniers jours ont fait beaucoup de dégâts agricoles.
  • Le ministre de l'Agriculture a confirmé l’ouverture d’une cellule de crise gouvernementale, évoquant « un très fort impact » et « des exploitants incroyablement touchés ».

Une pluie de calamités. Les agriculteurs de l’Aisne, de la Marne, de l’Oise et des Ardennes déplorent de « lourdes pertes » à la suite des intempéries « exceptionnelles » dans ces quatre départements, toujours en vigilance orange crues. Ces derniers jours, les régions Hauts-de-France et Grand-Est ont été confrontées à d’importantes intempéries (pluies, orages violents, grêle) qui ont entraîné des crues et des inondations et fortement touché les cultures agricoles.

Dans la Marne, où des pluviométries de 150 à 300 mm ont été enregistrées, « des cultures ont été totalement détruites comme le pois ou les lentilles, dévastés », a déclaré Christophe Songy, directeur général de la FDSEA de la Marne, qui déplore de « lourdes pertes ». « Des pâtures sont devenues inutilisables, et les bêtes obligées de repartir dans des étables. Certaines zones ont du mal à faucher, les moissonneuses-batteuses sont embourbées », a-t-il ajouté.

La ville de Soissons s’attend à un pic de crue de l’Aisne

Dans les Ardennes, 45 communes ont demandé la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, a indiqué mercredi la préfecture. Dans l’Aisne, « le bilan provisoire s’établit à 50.000 hectares impactés soit 10 % de la surface agricole du département », selon un communiqué publié par les Jeunes agriculteurs (JA), l’Union des syndicats agricoles (USAA) et la chambre d’agriculture.

Sur place mardi, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie ​a confirmé l’ouverture d’une cellule de crise gouvernementale, évoquant « un très fort impact » et « des exploitants incroyablement touchés ».

La ville de Soissons s’attend à un pic de crue de l’Aisne d’une hauteur estimée à 5,34 m dans la nuit de mercredi à jeudi, « une crue atypique pour la saison qui pourrait être comparable à celle de décembre 1993 » selon la municipalité.