« Pas question de dépenser un centime sans garantie »

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Quelles sont les mesures concrètes prévues par le conseil régional et LMCU pour sauver les entreprises de vente à distance (VAD) ?

Nous sommes disponibles pour aider financièrement la recherche, l'innovation et la formation. A condition que l'entreprise s'y engage aussi. Aucun chiffre n'est avancé, mais les budgets sont mobilisés. Hors de question de se laisser prendre de vitesse comme ce fut le cas naguère avec la filière textile.

Quelles seront les conditions ?

Tout dépend de la qualité des plans sociaux actuellement en cours. Pas question de dépenser un centime si nous n'avons pas la garantie que les entreprises concernées feront tout pour limiter le nombre de licenciements.

Cette décision n'intervient-elle pas trop tard ?

Nous ne sommes pas dans une gestion de crise, mais devant la mutation d'un modèle économique. Martine Aubry avait déjà alerté les entreprises de la VAD il y a cinq ou six ans sur ce sujet. Avant de prendre cette décision, nous nous sommes aussi rapprochés des organisations de salariés et des dirigeants. ■Recueilli par Gilles Durand