Lille

Nouvelle vague de prétendants

Les hommes politiques ont décidément beaucoup à faire sur le dossier SeaFrance. Hier, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau (UMP), a annoncé que Brittany Ferries, le rival breton de la compagnie transmanche calaisienne, était candi...

Les hommes politiques ont décidément beaucoup à faire sur le dossier SeaFrance. Hier, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau (UMP), a annoncé que Brittany Ferries, le rival breton de la compagnie transmanche calaisienne, était candidat à sa reprise partielle. Une annonce qui fait suite aux déclarations de Daniel Percheron, le président (PS) du conseil régional, révélant le 19 février que LD Lines, concurrent tout juste installé à Boulogne, réfléchissait également à un rachat de SeaFrance. Deux jours plus tôt, la compagnie calaisienne avait annoncé un plan de redressement prévoyant la suppression de 650 emplois sur 1 580. « J'ai reçu le président de la SNCF [actionnaire de SeaFrance], le président Philippe Louis-Dreyfus [LD Lines], le président Jean-Marc Roué de Brittany Ferries et je leur ai dit que l'Etat regarderait tout cela », a expliqué Dominique Bussereau.

De son côté, la direction de Brittany Ferries a confirmé réfléchir à une offre. « La décision sera prise rapidement », a même indiqué à 20 minutes son PDG, Jean-Marc Roué. Un souhait que partage Dominique Bussereau : « Il faut que cette affaire soit bouclée dans un sens ou dans l'autre, avec le meilleur respect des personnels, avant la fin du mois de mars. » « Pour nous, Britanny Ferries, ce serait mieux que LD Lines, parce que la compagnie emploie des marins français [et pas uniquement des officiers]. Mais nous ne sommes pas en demande, parce que SeaFrance peut s'en sortir seule », a réagi auprès de l'AFP Didier Cappelle, secrétaire CFDT Maritime Nord (majoritaire à SeaFrance). ■