La goutte de trop pour l'EFS

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« Souffrance de travail », « dialogue stérile ». Hier matin, dans la bouche des infirmiers, médecins et chauffeurs grévistes de l'Etablissement français du sang (EFS) de Lille, les qualificatifs ne manquaient pas pour décrire le ras le bol. Sur 150 salariés chargés de la collecte du sang, ils étaient une centaine, rassemblés à Templemars, dans la zone de départ de collectes mobiles, pour réclamer de meilleures conditions de travail et des effectifs supplémentaires. « Avoir 50 % de donneurs en plus, c'est très bien. Mais qu'on nous en donne les moyens », lâche Christian Ramet, délégué CFDT et chauffeur de collecte. « Les médecins n'ont plus le temps de mener correctement leurs entretiens avec les donneurs. Ils peuvent passer à côté de certaines pathologies, cela pose un problème de sécurité », poursuit le syndicaliste. Dans l'attente de propositions concrètes de la part de la direction, une nouvelle mobilisation est prévue cette semaine. ■A. M.