Le socialiste Gilles Pargneaux satisfait mais contesté

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« Ma nomination n'est pas une décision personnelle de Martine Aubry. » Désigné samedi par le bureau national du PS tête de la liste Nord-Ouest pour les élections européennes, Gilles Pargneaux, l'un des artisans de la campagne de la nouvelle première secrétaire du parti, se défend d'avoir été récompensé pour bons et loyaux services. Et si le Royaliste Vincent Peillon, un temps son concurrent dans la circonscription, a affirmé hier au micro d'Europe 1 que sa désignation dans le Sud-Est était « un crève-coeur », le maire d'Hellemmes assure : « On a fait notre démocratie interne. »

Dix titulaires et dix suppléants sont présentés par le Parti socialiste dans la circonscription du Nord-Ouest. Ils ont été désignés selon des critères de parité, d'appartenance territoriale et en fonction des différentes motions du congrès de Reims. « Un casse-tête, avoue Gilles Pargneaux, mais nous sommes les seuls à avoir réussi à constituer nos listes aussi rapidement. » Soit un mois après le dépôt officiel des candidatures. Reste à les soumettre, le 12 mars, au vote des militants. Marc Vasseur, blogueur roubaisien et militant, dénonce « un jeu de chaises musicales où tout est joué ». Le vote ? Il n'y participera pas et se demande même : « Pourrons-nous écrire "non" sur les bulletins ? » ■Aurore Malval