Vent de folies sur la métropole

Gilles Durand Photos : Olivier Touron

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Les Maisons folies font des petits. En quelques mois, trois villes se sont mises sur les rangs pour intégrer le réseau de lieux culturels créé lors de l'événement Lille 2004. Dernière annonce en date : le maire (DD) de Roncq, Vincent Ledoux, souhaite transformer l'Espace jeunes de la ville en Maison folie pour « profiter de la programmation culturelle ».

L'épidémie s'est déclarée en septembre, à Lomme, avec le début des travaux dans la salle Beaulieu, un ancien lieu culturel qui doit retrouver son rayonnement d'antan avant la fin d'année. Deuxième cas recensé, le projet hellemmois. Il s'agit d'installer dans l'ancienne friche Brossette un pôle des arts de la rue, à l'image de celui qui existe à Vieux-Condé. « La ville est devenue propriétaire l'an dernier des deux hangars de 3 000 m2. Une étude de faisabilité est au programme pour une installation des compagnies à partir de 2010 », assure Frédéric Marchand, premier adjoint à la mairie d'Hellemmes.

Le scepticisme est de rigueur du côté de l'association Les Gens d'Hellemmes, qui milite depuis une dizaine d'années pour implanter des lieux culturels dans la commune. « On attend de voir, tempère Anne Lefèvre, ancienne présidente de l'asso. En 2004, la mairie d'Hellemmes avait déjà annoncé l'installation d'une Maison folie dans la maison Dewas. » ■