Entre villes et LMCU, Un réseau difficile à capter

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Au départ, elles étaient douze. Créées à l'occasion de Lille 2004, les Maisons folies constituent depuis un réseau qui n'est pas toujours facile à identifier. En effet, ce sont les municipalités qui financent, chacune de leur côté, ces lieux culturels. Ainsi, faute de moyens, la Maison folie de Tournai a vite disparu et des communes comme Villeneuve-d'Ascq ne souhaitent plus utiliser le label. Cas particulier, la Condition publique de Roubaix a quitté le giron des Maisons folies en devenant, en 2007, un établissement public de coopération culturelle. De fait, ses frais de fonctionnement sont partagés entre différentes collectivités locales. Le réseau existe pourtant bel et bien, soutenu financièrement par Lille métropole communauté urbaine (LMCU). Une subvention annuelle de 700 000 euros est versée pour inciter à développer une programmation artistique commune.

Et si cette ébauche de réseau préfigurait une délégation de compétence culturelle des villes vers LMCU ? « Le sujet n'est pas à l'ordre du jour, se défend Catherine Cullen, conseillère déléguée à la Culture à LMCU. Nous voulons d'abord donner envie aux communes de travailler ensemble sur des projets culturels. Une cinquantaine de villes sont partenaires de Lille 3000. Il faut aller dans ce sens. » Pour sa part, le rapport du comité Balladur sur la modernisation des institutions préconise qu'en matière culturelle, « la compétence de chaque catégorie de collectivités locales soit maintenue pour le soutien à la création artistique. » ■ G. D.