Lille : Les règles vont radicalement changer dans les déchetteries de la métropole

TRI Les règles d’accès aux déchèteries de la métropole européenne de Lille (MEL) vont évoluer le 1er janvier 2022. Pour la MEL, il s’agit d’améliorations en faveur de l’accueil des usagers et de leurs attentes

Nicolas Montard

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Les règles vont changer dans le déchetteries de la MEL (illustration).
Les règles vont changer dans le déchetteries de la MEL (illustration). — S. ORTOLA / 20 MINUTES
  • Au 1er janvier prochain, les règles d’accès aux déchèteries de la métropole lilloise vont évoluer.
  • Le nombre de passages gratuits va être limité pour les particuliers.
  • La métropole avance des raisons de fluidité et de rationalisation.

Déchets rationalisés. Changement en vue dans les déchèteries de la métropole européenne de Lille (MEL). Les usagers privés et professionnels devront se faire à quelques nouveautés à partir du 1er janvier 2022.

Alors que l’accès était illimité pour les particuliers, désormais les véhicules légers et remorques de moins de 2 m ne disposeront plus que de 36 passages gratuits (18 pour les utilitaires et remorques de plus de deux mètres). Au-delà, il faudra payer pour tout dépôt. La règle en vigueur était un accès certes illimité, mais payant au-dessus d’un dépôt de 2 m3.

Il n’y aura plus de passages illimités

Pour les professionnels, ils devront toujours payer mais seront limités à 36 passages annuels. A partir du 37e, il faudra trouver une autre solution, dans les réseaux de traitement de déchets professionnels. Les samedis leur seront désormais proscrits : l’accès ne sera ouvert que du lundi au vendredi. Les dépôts de déchets de cartons, de ferrailles, déchet d’équipement électrique et électronique restent gratuits.

Pour la métropole européenne de Lille, ces changements visent à fluidifier et rationaliser les accès aux déchetteries. Plus de facture à faire pour un particulier qui dépose plus de deux mètres cubes, des temps d’attente réduits le samedi comme il n’y a plus de professionnels…. « Trente-six passages par an, c’est déjà beaucoup, de l’ordre de trois par mois, insiste le vice-président chargé du sujet, Régis Cauche. Les habitants de la métropole peuvent rationaliser chaque apport. Pour un usager avec une activité normale, c’est suffisant ». En creux, la MEL vise les faux privés et certaines activités semi-professionnelles.

Crainte d’une recrudescence de tensions

Tout le monde n’est pas convaincu. « Des riverains qui aiment venir tous les jours ou toutes les semaines, il y en a, ils sont sensibles au tri », juge un connaisseur des déchèteries. « Cela risque d’ajouter de nouveaux problèmes avec les agents d’accueil dans les déchèteries, alors que c’est déjà tendu, mais aussi de multiplier les dépôts de déchets sauvages », renchérit un syndicaliste d’Esterra. Un problème de dépôts que la MEL ne nie pas. Une standardisation des arrêtés municipaux à l’échelle de la MEL et un montant d’amende unique sont d’ailleurs dans les tuyaux. Campagne de communication à l’appui.

Treize déchèteries se répartissent actuellement sur le territoire de la métropole. Un sous-équipement qui doit être résorbé pendant le mandat avec trois nouvelles constructions. La première, celle de Wattrelos, qui vise notamment à désengorger Roubaix, devrait être opérationnelle à l’horizon 2024.