Vaccination à Lille : C’est au tour des étudiants de se faire vacciner

EPIDEMIE Les 80.000 étudiants de l’université de Lille ont désormais des créneaux réservés dans le plus grand centre de vaccination lillois

Mikaël Libert

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Un étudiant se fait vacciner à Lille.
Un étudiant se fait vacciner à Lille. — M.Libert / 20 Minutes
  • L’université de Lille a mis en place des créneaux pour faciliter la vaccination des étudiants.
  • Ils sont environ 80.000 à être concernés, sans compter les 7.500 personnels.
  • Dans le plus grand centre de vaccination de Lille, ce sont ainsi 200 rendez-vous qui sont réservés chaque jour aux étudiants.

Place aux jeunes. Depuis ce lundi, la moyenne d’âge de la population qui fréquente le centre de vaccination du Zénith de Lille a franchement baissé. L’université de Lille et le Centre hospitalier universitaire (CHU) se sont organisés pour libérer des créneaux réservés aux étudiants. Si les motivations diffèrent entre les intéressés et les institutions, le résultat est le même : ils sont nombreux à venir chercher leur dose.

Il y avait foule, ce mardi matin, à l’entrée du plus grand centre de vaccination lillois, installé dans la grande salle du Zénith. Dans l’organisation, rien n’a changé. En revanche, dans les files d’attente, ça parlait davantage de partiels que de tricot. « Depuis lundi, 200 rendez-vous quotidiens sont affectés à la communauté universitaire pour le temps qu’il faudra », explique le professeur Jean-Christophe Camart, président de l’université de Lille.

« Atteindre un taux de vaccination de 70 % de la population étudiante »

Alors que la vaccination est ouverte aux plus de 18 ans depuis fin mai, l’institution a reconnu qu’il n’était malgré tout pas évident de dégoter un rendez-vous. « Le but est d’atteindre un taux de vaccination de 70 % de la population étudiante, le même qui est nécessaire pour obtenir une immunité collective dans la population en général », annonce le professeur Didier Gosset, conseiller sanitaire du président de l’Université. Il faudrait ainsi vacciner 56.000 étudiants sur les 80.000 concernés, sans compter les 7.500 personnels.

Thomas, un étudiant en informatique, vient de se faire piquer. « J’avais pas spécialement d’a priori sur le vaccin et je voulais anticiper pour cet été, si je veux partir à l’étranger en vacances », reconnaît-il. Harry, en informatique lui aussi, voit plus large : « Si j’ai le choix, je préfère éviter d’injecter des trucs dans mon corps. Mais si je veux aller dans une salle de sport ou même au resto, je suis tranquille ».

« C’est le prix à payer pour être tranquille »

« Il y a une bonne acceptation chez les étudiants. S’ils ne se vaccinent pas pour eux, ils le font pour leur famille », estime le président de l’université. Et c’est notamment le cas de Fiona, 19 ans, étudiante en commerce : « Ma mère est infirmière et mes grands-parents sont à risque, je fais aussi ça pour eux », déclare-t-elle. Et les questions qu’elle se pose sur le vaccin, « comme tout le monde », ne l’ont pas refroidie : « c’est le prix à payer pour être tranquille et faire ce que je veux, comme voyager », insiste la jeune femme.

Un retour à la vie normale qui passe par la case vaccination. C’est aussi là-dessus que mise l’université de Lille. « On ne va pas demander le pass sanitaire pour la rentrée prochaine. En revanche, on communique sur le fait que se faire vacciner permettra de procéder à une rentrée la plus normale possible », précise Jean-Christophe Camart.