Régionales en Hauts-de-France : Sébastien Chenu souhaite « initier le changement »

ELECTIONS Invité de « Lille politiques » sur BFM Grand Lille, en partenariat avec « 20 Minutes », le candidat du Rassemblement national (RN) à l’élection régionale en Hauts-de-France, Sébastien Chenu, mise gros sur la sécurité

Mikaël Libert

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Sébastien Chenu, candidat du RN dans les Hauts-de-France.
Sébastien Chenu, candidat du RN dans les Hauts-de-France. — J.E.E/SIPA
  • Sébastien Chenu est tête de liste du Rassemblement national dans les Hauts-de-France pour les élections régionales.
  • Alors que ce n’est pas une compétence directe de la région, il a fait de la sécurité un des thèmes principaux de sa campagne.
  • Il souhaite économiser 300 millions de frais de fonctionnement pour les investir notamment dans la sécurisation des transports.

Sébastien Chenu est la tête de liste du Rassemblement national (RN) pour l’élection régionale dans les Hauts-de-France. Il était, jeudi soir, le troisième candidat invité dans l’émission de BFM Grand Lille, Lille politiques, en partenariat avec 20 Minutes. Conseiller régional jusqu’en 2018, donné 2e dans les derniers sondages, il va tenter de ravir le siège de président à Xavier Bertrand avec lequel il a eu de nombreux et houleux échanges au cours de la dernière mandature.

Sébastien Chenu souffre sans doute moins que ses prédécesseurs en plateau d’un manque de notoriété. A 48 ans, cet excellent communicant a longtemps été porte-parole de Marine Le Pen. Député du Nord, il a aussi été conseiller régional des Hauts-de-France jusqu’en 2018 avant de devoir démissionner pour des raisons internes à son groupe. « Je suis aussi un fervent militant de la cause LGBT », ajoute-t-il anticipant les réactions de ceux qui pourraient le « traiter de facho ».

Sur la sécurité, « rien n’a été fait ici »

Dans son programme pour l’élection régionale, Sébastien Chenu souhaite « initier le changement », notamment en mettant l’accent sur la sécurité. Comme ce n’est pas une compétence directe de la région, celui-ci compte y aller par des chemins détournés. « C’est le problème numéro 1 et ici, rien n’a été fait », lance-t-il. En investissant « 300 millions économisés sur le budget de fonctionnement de l’institution », le candidat RN veut développer la vidéosurveillance dans les 364 gares de la région, financer l’embauche de 250 agents de la SUG, les agents de sécurité de la SNCF ou encore aider les communes à équiper leur police municipale.

Sur la question de l’emploi, Sébastien Chenu veut imposer la signature de conventions aux grands groupes qui souhaiteraient l’aide de la région : « Ils s’engageront sur la création d’emplois et si les engagements ne sont pas tenus, l’argent devra être rendu », insiste le candidat RN. Mesure plus concrète, son programme prévoit de financer les périodes d’essais pour faciliter l’embauche dans les TPE et PME. Une « aide à l’employabilité » que Sébastien Chenu estime à « peut-être » 130 millions d’euros. « Si ça fonctionne, tant mieux, si non, l’entreprise n’aura rien perdu », insiste-t-il

La transition écologique, véritable compétence régionale, se fera sans éolienne pour la tête de liste RN qui préfère le nucléaire. « L’éolien, c’est une escroquerie. J’arrive de Picardie et cette région est jonchée de mâts », affirme Sébastien Chenu. Lui, il souhaite initier un « référendum régional demandant un moratoire sur l’éolien » pour envoyer un « signe très fort à ceux qui dirigent ». Ce signe pourrait ne pas être celui espéré par le député, un sondage publié en janvier dernier montrait en effet que « 76 % des Français ont une bonne image de l’éolien, un pourcentage qui grimpe à 91 % pour les 18-34 ans ».