Eiffage déblaie le dossier du Grand Stade

Vincent Vantighem

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Droit à la butte de terre. Cinq mois après la signature du contrat avec la communauté urbaine, Eiffage s'apprête à lancer le chantier du Grand Stade. Une enquête publique va être menée du 10 mars au 10 avril. Elle concerne l'installation d'une usine d'excavation sur le site de la Borne de l'espoir, entre Lezennes et Villeneuve-d'Ascq. Car avant de poser les fondations de l'arène, il faut creuser le terrain. En l'espèce : une butte de terre qui représente 1,26 million de m3 de déblais.

« J'espère qu'il n'y aura pas trop de poussière et de bruit », a réagi Gérard Caudron, le maire (DVG) de Villeneuve-d'Ascq, à qui nous avons appris la nouvelle. Si le groupe Eiffage refuse de communiquer sur le sujet, l'avis d'enquête publique parle pour lui. L'usine comprendra une installation de broyage-concassage, trois zones de stockage et une structure de malaxage du béton.

La Borne de l'espoir n'est pas un endroit comme les autres. Ancien siège de l'Etablissement public d'aménagement de Lille-Est (Epale), il a servi de base arrière à la construction de Villeneuve-d'Ascq dans les années 1970. Résultat : le sous-sol est jonché de débris en béton armé et de bouts de métal rouillé. « C'est pire que des ordures ménagères », poursuit Gérard Caudron. Pas faux. En 2003 déjà, Pierre de Saintignon, premier adjoint (PS) de Lille estimait que ce site serait « de loin le meilleur » pour accueillir le stade, s'il n'était pas « pollué » et rempli de « catiches à combler ». Toutes ces questions, les riverains du futur stade auront un mois pour les poser lors de l'enquête publique. ■