chicorée et florE au menu du tribunal

Olivier Aballain

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Tout le monde ne connaît pas Marc Lelieur, mais tous les Lillois connaissent ses restaurants. Le patron de la Chicorée et du Flore avait rendez-vous hier au tribunal avec la direction de la répression des fraudes (DGCCRF). Et il n'a pas été épargné. L'administration lui reproche des manquements à l'hygiène et aux normes sanitaires relevés à moins de 48 h de la Braderie en 2006. Surtout, elle estime que la situation n'avait pas été assez corrigée avant un second contrôle, trois mois plus tard.

Dates limites dépassées de onze jours pour du cervelas, d'une semaine pour des gésiers ? « Ces articles n'étaient pas destinés à la vente », fait valoir Me Philippe Lefèvre, l'avocat de Marc Lelieur. Stockage de légumes près de raticide ? « A la veille de la braderie, les livreurs vont et viennent, posent les articles où ils peuvent. » Cuisines « à la saleté repoussante », comme l'a noté un inspecteur ? « Ces restaurants servent 24 heures / 24, c'est compliqué de tout entretenir. » Depuis 2006, Marc Lelieur a fait 750 000 euros de travaux dans ses restaurants. « Ils servent 2 500 repas par jour », rappelle Me Lefèvre. « Ça donne une plus grande responsabilité », estime le procureur. Lequel a requis un mois de prison avec sursis et 25 000 euros d'amende. Délibéré le 26 février. ■