Lille : La métropole veut que ses habitants jettent moins et jettent mieux

DECHETS Les élus du conseil métropolitain lillois ont misé sur une réduction du poids des poubelles de 15 % à l’horizon 2030 et une amélioration du tri

Mikaël Libert
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L'un des centre de valorisation des déchets de la MEL.
L'un des centre de valorisation des déchets de la MEL. — M.Libert / 20 Minutes
  • Déjà bons élèves en termes de production de déchets, les Lillois vont devoir encore réduire le poids de leurs poubelles.
  • La métropole de Lille espère une baisse de la quantité de déchets de 15 % d’ici à l’horizon 2030.
  • Il s’agira aussi dans les prochaines années de trier davantage, notamment les biodéchets.

Fin 2020, la Métropole européenne de Lille (MEL) avait dû verser un million d’euros de dédommagement à Esterra, prestataire chargé de la collecte des déchets, au motif que les Lillois, trop bons élèves, avaient jeté moins que prévu. Un geste d’autant plus aberrant que la réduction des déchets est dans l’air du temps et que la MEL va demander un effort supplémentaire sur ce point à ses habitants au cours des prochaines années.

Alors, même si les Lillois remplissent moins leurs poubelles au fil des ans, le « gisement » de déchets ménagers produits en 2019 était encore impressionnant. Cela représentait près de 400.000 tonnes pour les ménages, 180.000 tonnes d’encombrants et près de 60.000 tonnes pour les municipalités et les administrations. Encore beaucoup trop donc et la MEL a décidé, vendredi, d’inciter ses habitants à réduire leur production de 15 % d’ici à l’horizon 2030.

Mieux trier et composter

L’une des pistes envisagées et de favoriser autant que possible le compostage. Tout le monde devra se mettre au tri des biodéchets avant 2025, alors autant prendre les devants. « A compter de 2023, la MEL va progressivement proposer à tous les métropolitains une solution de tri à la source des biodéchets, en déployant de nouvelles collectes ou en développant, par exemple, le compostage individuel et partagé », nous explique-t-on. Ce qui ne sera pas composté servira à augmenter la production de biométhane du Centre de valorisation organique (CVO) d’environ 30 %.

La métropole, dans son nouveau schéma directeur de gestion des déchets, compte aussi mettre le paquet sur le tri. Chacun aura ainsi quatre poubelles différentes : recyclables hors verre, verre, biodéchets et déchets non recyclables. Mais si le tri est scrupuleux en amont, il faut que le traitement suive. Techniquement, à ce jour, pots de yaourts, films plastiques et barquettes ne pouvaient être recyclés dans les deux centres de tri. Ces derniers seront donc modernisés pour pouvoir prendre en compte ce type de déchets.