SeaFrance s'apprête à boire le bouillon

LILLE C'est un raz-de-marée de licenciements qui menace Calais...

Olivier Aballain

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 Un ferry du groupe Sea France.
 Un ferry du groupe Sea France. — E. DELPIERRE / 20 MINUTES

La direction de la compagnie transmanche SeaFrance doit livrer ce mardi matin au comité d'entreprise les détails du plan de redressement présenté hier en conseil de surveillance. Malgré la stricte confidentialité des débats, les chiffres les plus inquiétants circulaient hier, puisque la direction pourrait annoncer entre 400 et 700 suppressions d'emplois sur un effectif total de 1.500. Une certitude: le plan ira au-delà de sa première version -retoquée en janvier-, qui comptabilisait déjà 300 emplois en surnombre.

La société devrait annoncer l'arrêt de deux navires de fret, et envisage également de réduire la capacité de certaines rotations de passagers.

Certains élus dénoncent la concurrence «déloyale» de LD Lines sur Boulogne-Douvres, dont les rotations, commencées le 12 février, utilisent des navires subventionnés par le conseil général de Seine-Maritime pour la liaison Dieppe-Newhaven. Mais d'autres, dont Jacques Brouyer, délégué CGT des officiers, mettent aussi en cause «huit années de gestion inexistante de la précédente direction. Chez Brittany Ferries, il n'y a pas un tel massacre. Que s'est-il passé à SeaFrance?» Le CE a commandé une expertise sur le sujet.