Echanges autour d’un café équitable

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Avec 35 centimes d’euro par habitant et par an, les Français consacrent au commerce équitable 30 fois moins d’argent que les Suisses, champions européens. Pour combler ce retard, l’association Max Havelaar organise jusqu’au 16 mai la Quinzaine du commerce équitable dans huit grandes villes de France, dont la métropole lilloise. Véritable fil conducteur de des visites, des conférences et des débats, la productrice Margarita Perez est venue du Costa-Rica pour partager son expérience et connaître les consommateurs lillois. « Dans mon pays, je vis tous les jours parmi les caféiers, et ici je rencontre des enfants qui ne savent pas à quoi ressemble un grain de café dans la nature... » Pour Margarita Perez, le dépaysement est total. « Mais il suffit de leur montrer dans quelles conditions le café est produit pour qu’ils comprennent l’intérêt du label équitable. » « On le savait pas, s’étonne Mohamed, 14 ans, mais si on achète du café normal, souvent les enfants ne peuvent même pas aller à l’école. » Il se promet de parler à ses parents de cette rencontre avec la productrice, organisée lors d’une visite de l’usine de torréfaction Méo. Pour Margarita Perez aussi, l’échange est instructif : « Je vois qu’il y a même un goûteur de café ici : le consommateur est attentif à la qualité. J’en parlerai en rentrant chez moi. » Olivier Aballain

équitable Acheté au producteur deux fois le prix du marché, le café « équitable » lui assure plus que la survie en lui permettant de scolariser ses enfants, de mieux gérer ses terres en freinant la déforestation, etc.